Interview : Margaux Helies-Guena

25/07/2024

Ariane : Bonjour, bonsoir, salut à tous, vous écoutez Radio Patate.

Bonjour chers auditeurs, bonjour Margaux. Pour commencer, comment vas-tu ?

Margaux Helies-Guena : Eh ben ça va très très bien, très motivée !

A : Super. Je suis ravie de te recevoir pour cette interview, sache que tu as l'honneur d'être la première personne à apparaître dans Radio Patate. Mais pas de pression, je suis sûre que tout va très bien se passer ! Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter, très rapidement ?

MHG : Bien sûr. Du coup je m'appelle Margaux Helies-Guena, j'ai 24 ans, je suis Brestoise pur beurre demi-sel, et je suis l'autrice du roman Brûler d'envie de vivre, paru aux éditions Librinova en auto-édition depuis le mois d'octobre 2023. Et à côté de ça je suis travailleuse sociale.

A : D'accord. Donc ce roman, Brûler d'envie de vivre, c'est quoi son histoire, comment il a commencé ?

MHG : Comment il a commencé ? Alors... Ce roman, qui à la base n'était pas un roman a commencé son début de vie à Porto. Je viens de terminer un travail, j'en ai marre de tout, donc je laisse tout tomber et je pars quatre jours à Porto. Ça sera mon tout premier voyage toute seule. Et, alors, je suis au-dessus d'une boîte de nuit, il fait chaud, je suis fatiguée et j'arrive pas à dormir. Et donc je décide de prendre mon ordi, et commencent donc les premiers mots de Brûler d'envie de vivre, qui sont à la base des pensées, et en fait j'en fais un premier chapitre, puis un deuxième, et en fait je me laisse prendre au jeu. Et deux ans plus tard il est dans mes mains.

A : Génial ! Est-ce que ça a été dur de prendre la décision de partir ? Tu t'es sentie comment quand t'as pris ce billet d'avion ?

MHG : Ça a pas été dur du tout, j'ai vu une offre, j'ai pris et j'ai dit allez let's go. Ça a été beaucoup plus facile à prendre que celui de l'Argentine, d'ailleurs. Comment je me suis sentie ? Contente, fière, et j'avais hâte. Mon père m'a laissée, et puis je suis partie avec mon petit sac à dos, et c'était absolument formidable.

A : Et donc après, t'es partie en Argentine, pour suivre les pas de tes personnages. Est-ce que tu savais combien de temps tu partais, ou comme ton personnage, tu ne savais pas, t'as pas pris de billet retour ?

MHG : Alors, je savais combien de temps je partais. Comme je disais, le billet pour aller à Porto a été extrêmement simple, puisque c'était quatre jours, mais le moment où je décide de partir en Argentine et le moment où je prends mon billet, c'est pas la même chose hein ! C'est-à-dire que je décide un jour, un an après avoir commencé mon manuscrit, de partir, et je fais mon itinéraire, absolument tout ce qu'il faut, je prépare mon sac et tout, et puis la dernière chose à faire, c'était de prendre mon billet. J'arrive donc à une première agence de voyage et puis je dis « J'ai terminé le travail. Je ne sais pas combien de temps je veux partir, je ne sais pas ce que je veux faire, mais en tout cas voilà, je suis dispo ». Cool, ok, nanana, bon elle me dit le montant. Et puis après, je vais tester une autre agence histoire de comparer les prix. J'arrive avec le même discours et là c'est une personne complètement différente, qui me regarde avec des yeux complètement exorbités face à mon discours, qui me dit « Mais vous avez rien préparé, vous savez pas combien de temps vous voulez aller, mais vous savez pas quand vous voulez rentrer... Si vous rentrez en novembre ou en décembre, y a Noël... ». Enfin, tout un truc qui font que je reste là en me disant « euh... c'est vrai que peut-être mon truc c'est un peu du n'importe quoi. » Et donc je sors de cette agence de voyage complètement dépitée, j'envoie un message à mes copines : « ouais, je pars plus, c'est n'importe quoi, partir à l'autre bout du monde c'est un peu débile » et je pars boire un café et bouquiner, et là donc j'ai toutes mes copines qui me disent « bah écoute si tu te sens pas prête n'y va pas ». Et en fait je vais au boulot, et je repasse devant une agence de voyage, exactement une heure après. Et puis je passe devant et je me dis « ne laisse pas la peur te contrôler ». Et donc je rentre dans l'agence de voyage, je fais le même discours, la nana super cool, et là j'achète mes billets et voilà, là je prends et je flippe. Et d'ailleurs, la veille de partir en Argentine, je pleure comme une madeleine, et je dis « mais pourquoi t'as fait ça, ma grande ? » Vraiment c'était du n'importe quoi, le matin je vais à l'aéroport de Brest, je suis toujours là en me disant « non mais c'est du grand n'importe quoi ». Et finalement, je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu'à ce moment-là. Et donc je savais, pour en revenir à la question, que je partais six semaines, qui pour moi était extrêmement long et pourtant ça a été tellement court que je regardais des billets pour prolonger mon séjour.

A : Et ce personnage, donc, ce personnage principal, il n'a pas de nom. Pourquoi cette décision? Est-ce que tu l'as prise d'ailleurs dès le tout début ou pas ?

MHG : En fait, je ne sais pas trop. Contrairement au deuxième roman que j'écris actuellement, Brûler d'envie de vivre, ça a été un freestyle continu d'idées, de pensées. Et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai repris trente fois le premier chapitre, qu'il y avait des personnages que je pouvais plus me voir, qu'il y avait des choses... voilà. Et donc, quand je commence à écrire, en fait, c'est moi qui écris à ce moment-là, c'est pas l'autrice qui souhaite écrire un roman. C'est vraiment moi. Et donc je pense que le jeu s'est imposé comme ça, et en fait, au bout d'un an, je me suis dit « je ne pourrais jamais faire lire ça à mes proches, parce que c'est beaucoup trop intime et personnel » donc j'ai pris énormément de recul sur mon personnage. Je lui ai fait des parents divorcés alors que j'avais pas de parents divorcés, je lui ai fait des petits frères, petites sœurs, j'en ai pas... et d'autres moments qu'elle a vécus que je n'ai absolument pas vécus, et en fait ça m'a permis de me détacher, mais elle n'avait pas de prénom. Donc je me suis dit « bah au moins, comme ça, chaque personne pourra s'identifier au personnage principal.

A : Et est-ce que ça a été dur de ne jamais la nommer dans l'intrigue, enfin dans l'histoire, quand tu écrivais ?

MHG : Ce qui a été dur c'est lors de la troisième partie, lorsqu'il y a d'autres points de vue qui rentrent dans l'histoire, et qui doivent parler d'elle, mais sans dire de prénom. J'avoue que là dans mon deuxième roman, le fait que tout le monde ait des prénoms, c'est beaucoup plus facile. Mais en tout cas c'était un exercice sup- enfin, « super sympa » je le dis maintenant avec du recul, mais à s'arracher les cheveux sur le moment. Mais le truc, c'est que ça a joué aussi sur le fait que beaucoup de gens pensent que c'est ma propre histoire du début jusqu'à la fin. Et donc, par exemple, elle a des parents atroces ! Et ma mère qui me dit « mais pourquoi ?! Tu me fais passer pour qui ?! » Et donc voilà, c'est vrai qu'il peut y avoir ce parallèle.Mais en même temps, pourquoi pas.

A : Oui parce que c'est vrai que moi, quand j'ai lu le livre, je m'attendais à voir écrit à la fin « Margaux » ! Mais est-ce que tu dirais que ce livre, sans être autobiographique, du coup, il est quand même inspiré de ta vie ? Parce que vous faites le même métier, vous avez le même livre fétiche (Le Petit Prince, de Saint-Exupéry, qu'on recommande évidemment, d'ailleurs), et vous l'avez fait toutes les deux, ce voyage, sur un coup de tête. Donc qu'est-ce que t'en dirais, de ça ?

MHG : J'en dirais que ce roman est très personnel, et que je pense qu'on met toujours du personnel dans des histoires. Enfin, là, je vois, dans mon second roman – j'en parle beaucoup mais parce que j'arrive à faire le parallèle – il y a quand même un peu de moi aussi. Mais là, Brûler d'envie de vivre, c'est... Elle est travailleuse sociale, non pas parce que je voulais parler de moi, mais parce que je voulais parler de ce métier, les « Chère A » à qui elle écrit, c'est vraiment des pensées réelles en moi. En fait ce livre a été un exutoire, ça m'a permis de libérer énormément de pensées, de choses... Et où j'ai réalisé qu'en fait ça parlait à beaucoup de monde, ce truc de « mais on est qui, on va où, qu'est-ce qu'on fait après le COVID ? », et j'ai eu ce moment-là, où je me sentais déconnectée de tout, pas du tout en phase avec la société, pas du tout en phase avec mon époque. Et ça je pense qu'à 20/30 ans, on ressent tous un peu ça, et finalement j'ai des gens de 50/60 ans qui me disent que mon roman leur parle, donc c'est un peu de moi, mais j'ai raconté une histoire avec la volonté de crier mes idées quoi.

A : D'accord, donc on passe le bonjour à Mamie Rose, qui est le seul personnage que tu n'as pas créé, et qu'on embrasse très fort.

MHG : Et qu'on embrasse très fort. Alors il faut savoir quand même que Mamie Rose m'a dit « tu as réalisé mon rêve » et je ne savais pas que ma grand-mère voulait devenir écrivain. Et quand je lui ai sorti mon livre, c'est là qu'elle m'a dit – alors j'évite quand même de vous raconter comment j'ai pleuré. Mais Mamie Rose, qui est le seul réel personnage, alors beaucoup plus déluré que dans la vraie vie, mais qui s'habille quand même en rose tous les jours, et ma grand-mère s'habille en rose tous les jours, d'où le nom Mamie Rose. Mais on embrasse Annick.

A : C'est génial ! /rires/ Je voulais te poser une question d'ailleurs. Dans ton livre, tu mentionnes très très furtivement les One Direction. Est-ce que tu les écoutes toujours ?

MHG : Je n'écoute plus les One Direction malheureusement ! Mais j'ai été une grande grande fan, mes amis de l'époque qui sont toujours mes amis peuvent en témoigner : je n'avais pas une seule trace de peinture dans ma chambre, je n'avais que des posters. Je vivais One Direction, j'ai même pleuré à leur concert en me disant que je respirais le même air qu'eux !

A : Est-ce que tu es retournée en Argentine depuis ce voyage ?

MHG : Non.

A : Est-ce que tu aimerais y retourner ?

MHG : Oui, j'aimerais bien y retourner fêter peut-être 5 ans ou 10 ans, une histoire comme ça, et y retourner. J'ai aussi envie de faire une suite à Brûler d'envie de vivre, que j'ai dans la tête, c'est une idée, mais je ne pense pas que ça me ferait retourner en Argentine. Mais en tout cas, oui, j'aimerais bien, mais il y a plein de pays à visiter avant.

A : Est-ce que donc dans la suite de Brûler d'envie de vivre, elle pourrait partir dans un autre pays, peut-être, d'Amérique Latine ?

MHG : Alors ce serait en Argentine ! Ce serait sa fille.

A : D'accord ! Ohh trop bien !

MHG : Oui, qui suivrait les traces de sa mère mais du coup qui n'irait pas à Buenos Aires mais qui irait dans toutes les villes que moi j'ai faites. Parce qu'il faut savoir donc que dans Brûler d'envie de vivre, l'histoire ne se passe qu'à Buenos Aires mais que moi j'ai fait plusieurs villes.

A : Jusqu'à te retrouver au Brésil !

MHG : Jusqu'à me retrouver au Brésil, à la fois le meilleur moment de ma vie et le pire... Où je devais aller voir les chutes d'Iguazú en Argentine, et en fait Iguazú est séparée comme Brest en rive droite/rive gauche en Argentine/Brésil, et en fait quand j'arrive, j'ai réservé mon Airbnb au Brésil. Et du coup je me mets à pleurer toutes les larmes de mon corps parce que Marlène, qui est mon hôte, a 80 piges et ne comprend rien. Et je n'ai pas la WiFi, et je me dis que je vais me faire kidnapper par des narco-trafiquants, et que voilà. Comme une bonne française pleine de clichés ! Mais c'était absolument formidable et dès le lendemain je me suis ressaisie et comme quoi parfois, les mauvaises idées peuvent faire de belles histoires, donc c'est plutôt cool.

A : Et en arrivant en Argentine, il me semble que tu ne parlais pas vraiment espagnol, maintenant tu le parles ?

MHG : Je préférais parler français en cours d'espagnol, le long de ma scolarité, donc quand je suis arrivée, je parlais un peu espagnol mais franchement très très peu et notamment grâce aux séries que je regarde parce que j'aime bien les séries espagnoles. Et au bout d'un mois et demi, je tenais une conversation entière parce que finalement je ne suis restée qu'avec des [hispanophones], parce que j'adore cette langue et parce que j'ai pas peur de faire des fautes d'orthographe ou de grammaire ou autres. Je ne sais pas parler au passé, je ne sais pas parler au futur, mais par contre au présent je me fais largement comprendre, ce qui a été une bonne aide après dans le boulot parce que je recevais pas mal de personnes espagnoles qui me comprennent. Mais déjà je sens qu'au bout d'un an, là, j'étais au Portugal, j'ai parlé un peu espagnol avec d'autres personnes parce que ça se ressemble un peu, et franchement j'ai gardé. Mais j'aimerais bien apprendre vraiment la langue ! Enfin, j'avais pris, en rentrant, parce que je voulais repartir en Argentine un mois après, j'avais pris un petit truc « Apprendre l'espagnol », en fait ça m'a soûlée de réviser mais ça serait top.

A : Ok, bah super ! Donc, pour terminer, si tu veux bien, on va se centrer sur l'Argentine, où se déroule ton roman. Et on va faire une petite battle France-Argentine. Est-ce que t'es prête ?

MHG : Allez ! C'est parti !

A : Ok, donc pour la gastronomie, qui gagne ?

MHG : France ! Large. Laaaarge ! J'en pouvais plus de manger que des patates et du bœuf ! Je suis désolée les Argentins mais je pense que la France tabasse l'Argentine.

A : Je pense aussi. L'ambiance générale ?

MHG : L'argentine. Les argentins sont des personnes absolument incroyables, d'une gentillesse... en fait, je suis arrivée là, j'ai pris une énorme claque en me disant que j'étais vraiment une grosse conne.

A : Ah d'accord ! Sympa ! /ironique/

MHG : Voilà, tout simplement, en me disant « Mais c'est fou ! Ils se plaignent jamais ! Ils m'accueillent comment si j'étais un membre de leur famille tout le temps ! » Je me suis retrouvée, des fois, assise à table à essayer de commander en espagnol, et puis on me demande d'où je viens et puis finalement je termine sur la table d'autres personnes parce qu'ils m'ont dit « bah viens manger avec nous », ce qui est absolument hallucinant, et j'étais surtout tous les matins toute seule et le soir, j'étais jamais toute seule. J'ai rencontré des gens qui sont devenus des amis, avec qui je suis encore en contact et franchement l'Argentine niveau bienveillance, accueil et gentillesse, ça n'a rien à voir.

A : Pour la musique ?

MHG : La France, parce que j'écoute beaucoup de chansons françaises, j'aime bien comprendre les paroles des musiques. Et l'Argentine, c'est que du reggaeton. Je suis allée en boîte une fois, y avait que ça, c'était pas possible.

/rires/

A : Pour les villes ?

MHG : Bah, j'ai vécu tellement de choses absolument formidables, que ce soit à Buenos Aires, en Patagonie ou autres, que je dirais l'Argentine ! Même si la mer est quand même quelque chose de très important en Bretagne et que j'aime beaucoup.

A : Et donc pour départager tout ça, les paysages ?

MHG : J'ai pas eu l'occasion de voir de supers paysages français outre nos magnifiques paysages de la Bretagne ! Alors il faut savoir que j'ai bien aimé Buenos Aires mais que je préfère largement Paris !

A : D'accord ! Ah ouais ? C'est marrant !

MHG : Le petit Paris. Tout est beau, tout est rose, tout est lumineux si on évite le métro ! Mais je ne me souviens pas de la question. Redis-moi ?

A : Les paysages !

MHG : Oui, je dirais l'Argentine, parce que c'est là où j'ai vu le plus de paysages, et puis je suis allée voir des glaciers et tout c'était quand même assez ouf !

A : D'accord ! En fait il m'en reste deux, j'avais oublié.

MHG : Let's go !

A : Donc les gens.

MHG : Les gens, oui, bah, les argentins, hein !

A : Oui. Ça rejoint l'ambiance, en même temps.

MHG : Oui, c'est ça.

A : Et les soirées ?

MHG : Je dirais en France, parce que j'ai pas fait beaucoup de soirées argentines, j'étais pas trop dans ce truc-là.

A : Ok, donc on a un grand gagnant, c'est l'Argentine !

MHG : C'est ça !

A : Super ! Donc merci beaucoup Margaux pour le temps que tu m'as accordé, merci à tous également d'être restés jusqu'ici, j'espère que ça vous a plu. Moi, en tout cas, j'étais très heureuse de faire cette interview pour clôturer mon aventure sur bookstagram ! Vous pouvez retrouver Margaux sur les réseaux sociaux sous le nom de @margaux_helies_guena. Ton livre, brûler d'envie de vivre, est également disponible à la Fnac, Cultura, Amazon, Dialogues pour les Brestois, Leclerc, un peu partout. Et moi je vous dis à bientôt peut-être pour de nouveaux épisodes de Radio Patate. En attendant, vous pouvez aller écouter ceux qui sont déjà sortis, aller apprécier tout le contenu que nous avons produit au cours des dernières années sur Instagram, tout le contenu qu'Appoline continue de produire également. Et puis lire des livres, manger des patates et profiter de la vie ! Donc bonne matinée, journée, soirée, nuit, selon quand vous écoutez, merci Margaux et à bientôt sur Radio Patate !

MHG : À bientôt !


Résumé :

Octobre 2022

Qu'est-il devenu de la petite fille qui se déguisait en pirate et voulait parcourir le monde sur un voilier ?

Apprendre à vivre, on y a tous déjà pensé, mais comment faire quand le genou est déjà à terre ? Elle a décidé de tout quitter, comme ça, du jour au lendemain. Elle a acheté son billet et s'est envolée avant de sombrer. Elle a déposé sa valise avant de déposer les armes. L'Argentine, Buenos Aires, le quartier de Palermo. Ce voyage initiatique au pays du tango, du football et du maté va radicalement changer le cours de sa vie. Durant son périple elle va devoir affronter son passé et ses démons, ses doutes et ses angoisses. Qui est cette "chère A" à qui elle écrit? Un voyage bouleversant, jonché de peurs, de joies, de doutes , d'amitié et d'amour.

Elle l'a fait, elle l'a décidé, elle va brûler, brûler d'envie de vivre.

© 2022 Ariane Bucas. Tous droits réservés.
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